Air + Roger Neill
“Pas le droit à l’erreur”
L’aspect orchestral de la musique de la musique de Air n’étant pas la moindre de ses qualités, on ne s’étonnera pas que Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel soient enchantés à l’idée de le mettre en exergue à la mythique Salle Pleyel, dans le cadre de leur Domaine Privé.
Friands des arrangements de cordes entendus sur les disques qui les ont bercés alors qu’ils peaufinaient leur éducation musicale (et aujourd’hui incollables sur l’œuvre d’Ennio Morricone pour le cinéma, ou les orchestrations, pourtant rarement mentionnées sur les pochettes, de Michel Colombier), les deux musiciens n’ont pas résisté en 2004, quelques mois après la sortie de “Talkie Walkie”, à l’invitation de se produire au Hollywood Bowl de Los Angeles avec un grand orchestre. Sollicité, à l’époque, pour écrire les arrangements et diriger les soixante-dix musiciens de ce concert unique donné devant 17 000 personnes, l’arrangeur Roger Neill (également compositeur et chef d’orchestre), qui a plus d’une vingtaine de BOF à son actif, et dont des artistes du calibre de Beck, Jason Falkner ou Spoon se sont également arraché les services, est naturellement de la fête à Pleyel. “On conserve un très bon souvenir du Hollywood Bowl, et, depuis, on vivait un peu dans la frustration de ne pas avoir redonné un tel spectacle, confesse Nicolas. Au bout du compte, il n’y a que les Californiens qui l’ont vu !” “Il est clair que ce travail avec Roger Neill s’inscrit dans la continuité de ce que nous avons déjà fait avec lui en 2004, renchérit Jean-Benoît. Pouvoir disposer d’un lieu aussi prestigieux que Pleyel, à l’acoustique incroyable, avec tout un orchestre, est une formidable opportunité.” Paradoxalement, alors que les arrangements orchestraux ponctuent sa discographie jusqu’en 2009, “Love 2”, dernier opus du duo, en est totalement exempt. “C’est vrai qu’il n’y a pas l’ombre d’un violon dessus, souligne Nicolas, car le parti pris de départ, cette fois-là, était de tout faire nous-mêmes. Mais, par la force des choses, on va entendre ces chansons avec des vraies cordes à Pleyel ce qui risque d’être très intéressant. On a fait le chemin inverse.” Roger Neill, qui a découvert la musique de Air à la sortie de “Moon Safari”, presque par hasard, en achetant des disques à l’aveuglette à Los Angeles, n’a pas tardé à tomber sous son charme : “L’album n’a pas quitté ma platine pendant six mois, et finalement, on a commencé à l’entendre partout, dans toutes les boutiques de Melrose. Je ne savais rien de ces musiciens, hormis qu’ils étaient français et particulièrement cool.” Vers la fin des années 90, il a reçu un coup de téléphone de Brian Kehew, un ami musicien/producteur qui habite à Burbank et travaillait alors avec un groupe : Air, ce duo électronique français, si doué et si… exotique ! “Nicolas et Jean-Benoît avaient besoin de retranscrire sur partition des arrangements de Mellotron, afin qu’un orchestre à cordes puisse les jouer, se souvient l’orchestrateur. Ce n’était pas grand-chose, mais j’ai accepté de les aider. J’imagine qu’ils ont aimé ce que j’ai fait puisque j’ai finalement travaillé sur tout l’album qui allait devenir ‘10 000 Hz Legend’. Les séances d’enregistrement ont eu lieu aux mythiques studios Capitol que Billie Holiday, Nat King Cole ou Sinatra ont fréquentés ; je savais que Air en apprécierait l’histoire et l’atmosphère.” Ainsi, ce concert à la Pleyel est une nouvelle étape d’une collaboration déjà fructueuse. Le groupe est désormais à la tête d’un répertoire particulièrement conséquent, qui a beaucoup évolué depuis ses débuts. Certes, il avancera en terrain connu, mais l’impression de découvrir un nouveau territoire prédominait encore à quelques jours des premières répétitions. “La difficulté de ce concert, et des trois autres d’ailleurs, est qu’il va falloir être bon dès le premier soir, dit Nicolas. Généralement, on dispose de trois ou quatre semaines de rodage avant qu’un spectacle soit à son meilleur. Pour notre Domaine Privé, on n’a pas le droit à l’erreur.”
Confiant, Roger Neill sait que Air, accompagné par l’Orchestre National d’Ile de France dirigé par Didier Benetti, saura relever ce nouveau défi : “Une des principales qualités de la musique de Jean-Benoît et Nicolas est l’équilibre. Elle est toujours subtilement composée et agencée. En plus d’être de talentueux musiciens, ils sont des arrangeurs très doués qui savent exactement quels éléments mettre dans leurs chansons et où. Mon rôle, lorsque j’écris pour eux, est d’insérer des orchestrations sans qu’elles nuisent au caractère de la musique telle qu’ils l’avaient préalablement défini. Ajouter quelque chose à ce qui est proche de la perfection n’est pas une tâche aisée, mais avec le temps et dans leur cas, c’est ce que j’ai dû apprendre à faire.”
Jérôme Soligny
Air + Jarvis Cocker
“L’aristocratie de la pop anglaise”
En 2006, paraissait “5.55”, un des rares albums réellement miraculeux de la pop d’ici, enregistré par Charlotte Gainsbourg, interprète, avec une équipe insolemment gagnante constituée de Nicols Godin et Jean-Benoît Dunckel à la composition, Nigel Godrich à la production, et Neil Hannon et Jarvis Cocker à l’agencement des mots. Anglais of course.
Pour Nicolas, et en grande partie grâce la contribution de l’ex-chanteur de Pulp, cette collaboration fructueuse reste un des sommets de la carrière de Air : “En travaillant avec Jarvis sur l’album de Charlotte, j’ai compris énormément de choses en ce qui concerne la pop anglaise, cette musique qui m’a bercé depuis l’adolescence. C’est véritablement un seigneur du genre qui nous a impressionnés par son style et son humour. ‘5.55’ nous a donné l’occasion de travailler dans la grande tradition du songwriting et de l’enregistrement de certains albums mythiques. Avec une interprète, des paroliers anglais, un producteur et deux types, nous, qui faisions la musique.” Dans cette configuration Tin Pan Alley, et même s’il s’effaçait au profit d’une chanteuse, Air a eu le sentiment de boucler la boucle, évoluant sans complexes dans la pop anglo-saxonne en s’offrant les services d’un de ses plus talentueux représentants. “Jarvis nous a donné l’occasion d’appréhender la pop littéraire, explique Jean-Benoît. Lorsqu’on ajoute cet élément à notre musique, le résultat est fantastique. Ce qu’il nous apporte est peut-être ce qui manque naturellement à Air, qui lui permettrait de perdurer pendant des siècles et des siècles… Sa participation à notre Domaine Privé va nous permettre de mettre en exergue le côté pop de Air, plus up tempo. On va privilégier l’aspect rock de certaines chansons.” “Air s’est développé de façon originale parce que nous n’avions pas à notre disposition tous les éléments requis pour une évolution classique, lâche Nicolas. Mais, personnellement, Jarvis m’a laissé entrevoir la possibilité d’écrire de vraies chansons, chose que je ne ferais pas naturellement, même si j’ai le goût pour ça, parce que je sais de quoi je suis capable ou pas. Collaborer avec lui nous offre donc la possibilité de mettre en avant le côté songwriter de notre personnalité musicale, un aspect plus pop traditionnelle.” C’est notamment parce Air a toujours préféré l’humilité à l’exubérance, que sa musique est si probante. Avoir conscience de ses propres limites, susciter le partage artistique, voilà la meilleure manière de booster l’envie de les repousser. “Evoluer et coopérer sont des besoins vitaux chez Air, rappelle Jean-Benoît. Entre chaque album, il faut trouver un nouveau projet pour se mettre en danger. Ces quatre concerts vont nous permettre d’apprendre en nous retrouvant déséquilibrés, c’est essentiel pour nous.” “Avec Jarvis, on a le sentiment de toucher du doigt l’aristocratie de la pop anglaise, ajoute Nicolas. On a compris depuis longtemps qu’on ne jouait pas dans la même catégorie que les Anglais, et qu’il était inutile et vain d’essayer de faire du Beatles en français. Et donc, ç’a été génial de se retrouver en studio avec des gens comme Jarvis ou Nigel. C’est un peu comme la haute couture en France, c’est le Saint Graal ! Des artistes comme Jarvis sont dépositaires de la culture pop, ils en sont la substantifique moelle. Quelque part, il faut être anglais pour vraiment apprécier ça. Jarvis nous donne accès à l’inaccessible.” Dans l’esprit de ce dernier, “5.55” reste également un excellent souvenir : “Charlotte est une personne très gentille. J’avais entendu parler d’elle, bien sûr, mais je ne la connaissais pas lorsque Nicolas et Jean-Benoît m’ont sollicité. C’est quelqu’un de bien et, en tous cas, elle a fait un très bon travail sur l’album, et s’est montrée très impliquée. J’ai vraiment apprécié ce travail d’écriture, différent de mes précédents projets, trouver les mots justes et collaborer si étroitement avec cette équipe. Air créait la musique et la jouait, puis on écrivait, des thèmes se dégageaient, et on en parlait avec Charlotte. Puis elle se mettait à chanter, pour qu’on ait une idée de ce que la chanson allait devenir. Après quoi, on enchaînait sur une autre. J’ai bien aimé travailler dans cette urgence, vraiment.”
A propos de la set-list du concert la Cité de la Musique avec Jarvis Cocker, Air préfère ne pas lever le voile : “Ce sera une surprise pour le public, comme ça l’est pour nous actuellement, fait Nicolas en souriant. On pense à des reprises, à des chansons de nos répertoires respectifs, peut-être quelques-unes de Charlotte, ce serait vraiment bien. Il faut savoir que dans mon iPod, j’ai les chansons de ‘5.55’ chantées par Jarvis, puisqu’il a posé sa voix sur les démos. C’est un vrai trésor (rires)!”
Jérôme Soligny
Air + HotRats
“Esclaves de la musique”
Des quatre spectacles proposés par Air dans le cadre de son Domaine Privé, celui conçu en collaboration avec les HotRats est peut-être le plus fédérateur. En effet, Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin ont eu l’idée d’inviter les deux anciens musiciens de Supergrass à recréer, en live et avec eux, la bande originale de “The Virgin Suicides”, le film de Sofia Coppola qui a fait chavirer toute une génération.
Réputés timides, les Air font une nouvelle fois preuve d’ouverture : “Nous partons du principe initial que nos personnalités ne sont pas importantes et doivent s’effacer au profit ce que nous appelons la marque Air, déclare Jean-Benoît. Air n’est ni blues, ni pop, ni rock. C’est autre chose. L’idée est de confronter la marque Air à l’extérieur. De la faire rencontrer d’autres signatures, d’autres univers. Le salut de Air doit énormément à ces rebondissements qui ont rythmé notre carrière, qu’ils soient musiques de film, de spectacle de danse, ou autres. Sans cette attirance pour l’extérieur, Air tournerait en rond. Nos nouveaux morceaux sonneraient comme ceux qu’on a déjà faits.” Résultat d’une rencontre fortuite dans un studio d’enregistrement londonien, cette association est très caractéristique du fonctionnement de Air depuis ses débuts : “C’est l’occasion qui fait le larron, renchérit Nicolas. Aucune collaboration n’est jamais préméditée. On rencontre les gens, le courant passe et on fonce. On n’imagine jamais des trucs compliqués, un groupe protéiforme, tel ou tel développement alambiqué. On procède avec les rencontres comme lorsqu’on enregistre nos disques. Si on ressent le besoin de mettre du saxophone ou une voix de fille, hop, on fait le nécessaire, comme si la musique nous imposait les choix, nous dominait. Nous sommes, en quelque sorte, ses esclaves. Souvent, les gens nous sollicitent ; on n’aurait jamais pensé à travailler avec certains d’entre eux s’ils ne nous l’avaient pas demandé. Mais dans le cas des HotRats, nous sommes à l’origine de la requête.”
Amateurs du duo depuis la parution de “Moon Safari”, Gaz Coombes et Danny Goffey ont été extrêmement flattés de cette invitation, et entendent bien s’en montrer dignes : “On espère aussi que le public va jouer le jeu, car c’est la première fois que Air interprétera ce répertoire sur scène, explique ce dernier. On compte bien ajouter notre grain de sel de manière positive à la soirée, et on a prévu de la fêter jusqu’au lendemain matin !” Comme tous les musiciens qui accompagnent Air lors des concerts de son Domaine Privé, les HotRats considèrent que travailler avec le duo est un privilège. “J’adore Nicolas et Jean-Benoît, insiste Danny. Leur démarche artistique est comparable à celle de garnements qui évoluent de façon dingue tout en restant très cool.” Bien sûr, ce plaisir de partager la scène est décuplé par celui de s’attaquer à un répertoire sacré : la bande originale d’un film devenu culte, notamment grâce à elle. “J’habitais encore à Brighton, se souvient Gaz, lorsque ‘Moon Safari’ est sorti. On l’entendait partout, et je trouvais que c’était un disque super. Mais “The Virgin Suicides” est certainement l’album du duo que je préfère. On l’écoutait en boucle en tournée avec Supergrass. Je me suis senti en totale connivence avec cette musique, beaucoup plus qu’avec ce que faisaient les groupes anglais de l’époque. J’attends beaucoup de cette coopération, le fait de se retrouver sur scène avec ces deux musiciens fantastiques que sont Nicolas et Jean-Benoît est très excitant… et j’espère qu’on va en parler partout ! C’est super de jouer avec des gens pour la première fois, d’expérimenter une nouvelle dynamique… Je suis impatient d’entendre quel son va émaner de nous !”
En première partie de soirée, fidèles à leurs premières amours, les HotRats interpréteront quelques reprises bien senties de chansons de Syd Barrett, Roxy Music ou des Sex Pistols. La sincérité et la pétulance dont ils font preuve lors de ces relectures contribuent amplement au charme de la suite des aventures musicales de Gaz et Danny. Intègres, mais toujours prêts à relever les défis artistiques, ils apprécient également ces qualités chez Air : “On se retrouve là en présence d’un duo qui a su rester fidèle à ses idéaux, conclut Gaz. La musique de Nicolas et Jean-Benoît est une forme d’expression pure, sans parasite… C’est quelque chose que nous respectons et aimons énormément chez eux.”
Jérôme Soligny
Air + Au Revoir Simone
“Tout faire au Moog”
Depuis “Premiers Symptômes”, Air rime avec pop liquide et textures sonores raffinées, arrangements tissés au fil d’or sous-tendant des vocaux asexués, eux-mêmes lancés au profit de couplets volages et de refrains cristallins. Air ne fait pas de prog rock, ni de pop planante puisque Air fait du Air. Et mieux que quiconque. Air n’applique pas de recette puisque Air ne consent à se laisser guider que par ses sens.
Comme le dit si bien l’orchestrateur Roger Neill, qui sait de quoi Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel sont capables sur le plan strictement musical, “on a affaire à d’authentiques sculpteurs de sons qui maîtrisent totalement les instruments électroniques, vintage et contemporains. Leur musique possède un fort pouvoir évocateur, elle est tour à tour épique puis intime. Ces variations d’amplitude sonore sont une des caractéristiques des compositions du duo.” Elles le sont tout particulièrement dans certains morceaux de “Love 2”, album le plus récent de Air, et notamment dans ce “Missing The Light Of Day” soumis à deux reprises aux dictats d’un apergiator dominateur, comme on n’en trouve que sur les synthétiseurs les plus rares. Air, comme Depeche Mode, possède une belle collection de claviers souvent mythiques, dont la fabrication a été arrêtée depuis longtemps, mais à la facture de son inimitable. “Les sonorités synthétiques sont un facteur déterminant de l’écriture de nos chansons aujourd’hui, souligne Jean-Benoît. On a acheté pas mal de machines qui nous ont poussés dans le sens de l’expérimentation. La collaboration avec Au Revoir Simone va nous permettre de mettre l’accent sur le côté synthé analogique et boîte à rythmes de Air, le côté Kraftwerk (rires) !” Constitué d’Erika Foster, Annie Hart et Heather D’Angelo, le trio electro-pop originaire de Brooklyn a déjà eu l’occasion de tourner avec les deux garçons, mais c’est la première fois que les filles partageront la scène avec eux. “L’idée de départ est de tout faire au Moog, mais on verra bien comment ça va évoluer” dit Nicolas Godin. Entre autres attraits de ce Domaine Privé, il va être particulièrement intéressant de voir comment chaque protagoniste abordera les titres communs aux répertoires des quatre spectacles : “Les gens seraient déçus qu’on ne joue pas certains de nos morceaux les plus connus. A nous de nous ouvrir, également, aux non-initiés qui ne seraient pas des purs fans de Air.” Les musiciennes de Au Revoir Simone sont enchantées à l’idée de collaborer avec Jean-Benoît et Nicolas pour faire vivre au public des émotions similaires à celles qu’elles ont ressenties en découvrant leurs premiers albums : “J’étais une punk lorsque j’ai vu ‘Virgin Suicides’ avec mon copain, raconte Annie. Le film a non seulement altéré ma conception de la mise en scène, mais sa musique m’a totalement obsédée, notamment à cause de la façon qu’elle a de modifier la perception des événements, des émotions et même de la morale.” “Lorsque j’étais encore au lycée, mes amis les plus branchés musique m’ont fait entendre ‘Premiers Symptômes’, mais le premier album de Air que je me suis procuré est ‘Moon Safari’, se souvient Heather. Je considère qu’il y un avant-‘Moon Safari’ et un après. Découvrir ce disque, c’était un peu comme manger des sushis pour la première fois. Il m’a ouvert les portes d’un monde dont la beauté m’était jusque-là inconnue, et il a cristallisé tous les sentiments que j’éprouvais à cette époque. Depuis, chacun des albums de Air a joué un rôle important dans ma vie, sur le plan affectif notamment.” Annie, Heather et Erika n’en ont pas cru leurs oreilles lorsqu’elles ont appris que Nicolas et Jean-Benoît avaient pensé à elles pour un de leurs concerts très spéciaux : “C’est un vrai choc lorsque vos idoles vous sollicitent, explique Heather. On a l’impression de rêver. Les connaître déjà, savoir à quel point ils sont professionnels, mais également charmants, fait que retravailler avec eux est à la fois un honneur et un vrai plaisir.”
Impatientes de vivre une nouvelle aventure avec Air, les musiciennes comptent bien tirer de nombreux enseignements de cette collaboration : “J’espère qu’on va beaucoup apprendre sur le plan de la composition, de l’agencement des morceaux et de leurs tonalités… et aussi qu’on pourra faire un peu les folles (rires) !” dit Annie. “Ce sont deux merveilleux professeurs de musique et de philosophie. Et je suis convaincue que cette nouvelle expérience va être très enrichissante” conclut Heather, avant de retourner, avec ses deux copines, à ses synthés magiques.
Jérôme Soligny
AIR - Europe Tour
-------
Novembre 2009
26 - Aahrus - Denmark - Vox Hall
27 - Copenhagen - Denmark - Vega
28 - Oslo - Norway - Sentrum Scene
29 - Stockholm - Sweden - Berns
-------
Décembre 2009
01 - Helsinki, Cable Factory( www.Lippu.fi & www.Tiketti.fi )
03 - Moscou - Russia - B1
05 - St Petersburg - Russia - MKK
07 - Tallinn - Estonia - Rock Café
08 - Riga - Lettonia - Dream Factory
09 - Vilnius - Lithuania - Vilnius Theatre Arena
10 - Warsaw - Poland - Arena Ursynow
12 - Prague - Czech Rep. - Sasazu Club
13 - Budapest - Hungary - Petofi Czarnok
14 - Ljubljana - Slovénia - Hala Tivoli
-------
Janvier 2010
08 - Nantes - France - Le Lieu unique
09 - Saint Lô - France - Le Normandy
11 - Paris - France - Le Casino de Paris
12 - Paris - France - Le Casino de Paris
16 - LISBON - Portugal (Lisbon Coliseum)
17 - MADRID - Spain (La Riviera)
19 - MURCIA - Spain (Auditorium)
21 - MILAN - Italy (Maggazzini Generali)
22 - BOLOGNA - Italy (Estragon Club)
23 - ROMA - Italy (Auditorium)
26 - LEIPZIG - Germany (Haus Auensee)
27 - BERLIN - Germany (Huxleys)
29 - COLOGNE - Germany (Palladium)
30 - MUNICH - Germany (Tonhalle)
-------
Février 2010
1 - MAINZ - Germany (Phoenixhalle)
3 - ZURICH - Switzerland (Volkshaus)
4 - STRASBOURG - France (La Laiterie)
5 - BRUSSELS - Belgium (Ancienne Belgique)
6 - AMSTERDAM - Netherlands (Paradiso)
8 - LUXEMBOURG - Lux. (Den Atelier)
10 - BELGRAD - Serbia (Guitar Art festival)
11 - BUCAREST - Roumania (Palatului)
23 - DUBLIN – Ireland (Olympia Theatre)
24 - DUBLIN – Ireland (Olympia Theatre)
26- LONDON - England (Roundhouse)
-------
Mars 2010
13 - MIAMI - USA (Fillmore)
14 - ORLANDO - USA (Hard Rock Live)
15 - ATLANTA - USA (Centerstage)
17 - WASHINGTON DC - USA (9:30 Club)
18 - PHILADELPHIA - USA (Electric Factory)
19 - NEW YORK - USA (Terminal 5)
20 - BOSTON - USA (Berklee Performance Center)
22 - MONTREAL - Canada (Metropolis)
23 - TORONTO – Canada (Phoenix Concert Theatre)
24 - CHICAGO - USA (Riviera Theatre)
26 - OAKLAND - USA (Fox Theatre)
27 - SAN DIEGO - USA (4th & B)
28 - LOS ANGELES - USA (Walt Disney Concert Hall)
-------
Mai 2010
20 - SAINT BRIEUC - Le Grand Théâtre - Air et Hot Rats
21 - SAINT BRIEUC - Le Grand Théâtre - Air et Hot Rats
-------
Juin 2010
01 - PARIS - Cité de la musique - Air et Au Revoir Simone
03 - PARIS - Cité de la musique - Air et Hot Rats
04 - PARIS - Cité de la musique - Air et Jarvis Cocker
06 - PARIS - Salle Pleyel - Air accompagné par l'orchestre national d'Ile de France dirigé par Didier Benetti arrangements par Roger Neill - Sold out
10 - TOULOUSE - Le Bikini
11 - SETE - Théâtre de la Mer
12 - AIX EN PROVENCE - Le Pasino
13 - LYON - Le Transbordeur
18 - SONAR Festival - Espagne (Massive - Night Fall)
19 - SONAR Festival - Espagne (La Coruna)
20 - PORTO - Portugal (Porto Coliseum)
-------
Juillet 2010
1 - SOPRON - Hungary (Volt Festival)
2 - MONTREUX - Switzerland (Jazz Festivals)
3 - VIENNA - Autriche - Vienna (Opera State house)
8 - BELFAST - Ireland (Waterfront Auditorium)
9 - LONDON - UK (Somerset House)
10 - LONDON - UK (The Forum)
-------
Août 2010
1 - NIIGATA - Japan (Fuji Rock Festival)
6 - LOKEREN - Belgium (Lockerse Festival )
8 - ZAMBUJEIRA DO MAR - Portugal (Sudoeste Festival)
11 - OSLO - Norway (Oya festival)
13 - HELSINKI - Finland (Flow Festival)
20 - BIDDINGHUIZEN - Netherlands (Lowlands Festival)
21 - STAFFORD WESTON PARK - UK (V festival)
22 - CHELMSFORD - UK / Essex (V Festival)
------
Octobre 2010
07 - CHILE - Santiago - La Cupula
09 - ARGENTINA – Buenos Aires @ AIRE Bajo La Sombra Del Arbol
14 - BRAZIL - Rio de Janeiro - Circo Voador
15 - BRAZIL - Belo Horizonte - Chevrolet Hall
16 - BRAZIL - Sao Paulo - Natura Nos About Us Festival
19 - COLOMBIA - Bogota - Teatro Gaitan
21 - Mexico - Mexico City @ The National Auditorium
23 - USA - Los Angeles @ Shrine Auditorium*
-------
Novembre 2010
03 - Brest - La Carène
04 - Caen - Le Cargo
05 - Maubeuge - Le Manège
06 - Amiens - Maison de la culture
09 - Créteil - Maison des Arts
10 - Rennes - Le Liberté
11 - Le Havre - Magic Mirror
15 - Lille - Le Sébastopol
17 - Metz - L'Arsenal
18 - Nancy - Salle Poirel
19 - Grenoble – MC2
20 - Geneve – Salle de Thônex
23 - Bordeaux - Théâtre le Femina
24 - Clermont-Ferrand - Coopérative de Mai
25 - Lucé - Auditorium
27 - Six-Fours - Espace Culturel André Malraux
-------
Décembre 2010
14 - Espace Cardin - Paris